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 [BETA] Les invasions haaki

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Gaunter de Meuré
Maître Miroir
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Date d'inscription : 27/10/2016

MessageSujet: [BETA] Les invasions haaki   Mer 15 Nov - 16:59

Les invasions haaki au XIVe siècle désigne l'effort militaire d'une puissance orientale, la Horde Solaire, pour envahir et conquérir des parties de l’empire Nilfgaardien grâce à son armée.

Elles provoquent l'anéantissement de l’empire de Zerrikanie et l’asservissement de son peuple. Les invasions haaki touchent également l’empire de Nilfgaard où une longue guerre d’invasion cause la mise à sac de plusieurs provinces, notamment à l’est et au centre du territoire nilfgaardien, ainsi que la destruction de nombreuses bibliothèques impériales qui plongera les peuplades humaines dans un oubli du passé.

La horde Solaire est menée par Khunbyir, Khatoun du clan Selang. La direction des invasions sera reprise à sa mort par ses enfants, Gantulga et Ganzoriig, qui diviseront la horde en deux armées antagonistes.

Les invasions haaki trouvent leur conclusion après l’alliance de fortune entre l’empereur Liam Calveit et Ganzoriig, lors de la bataille d’Eiddon (1376) durant laquelle Gantulga sera tuée.

Cet événement marque une modification durable des rapports de force sur le continent.
En effet, les Haaki et les quelques Zerrikaniens accompagnant la Horde Solaire ont été intégrés à l’empire de Nilfgaard suite au traité de paix signé par l’Empereur Liam Calveit et son homologue haaki Ganzoriig, le traité de Darn Dyffra.


Beligérants :

Horde Solaire  
Empire de Zerrikanie (1349-1350)
Empire de Nilfgaard (1350-1376)

Généraux et personnages illustres :


Le départ de la Horde Solaire

La Horde Solaire désigne l’unification des six clans haaki sous une même bannière.
Les chamans haaki se retrouvent en 1349 à Haakma, au nord des territoires haaki et prennent la décision de partir pour le sud et l’empire de Zerrikanie qu’ils jugent décadent, donnant à la Khatoun du clan Selang Khunbyir ag’Amzhar o’Tsolmü Selangkhanir sa direction. Cette décision, motivée par les astres, trouveraient aussi ses raisons dans le brutal changement climatique que l’on a pu observer à l’époque.

Néanmoins, tous les haaki ne désertent pas leurs terres et la majorité de la Horde Solaire se compose des membres belliqueux des clans Selang, Saranbaatar et les Atlanchimeg, premiers touchés par les changements de température. Dans le sillage de la horde se trouveront le gros des clans Erdene-Setseg et Bolortulga, connus aujourd’hui pour leur maîtrise de l’agriculture et de l’élevage et moins belliqueux que leurs cousins des steppes.

Jusqu’à aujourd’hui, la Horde Solaire représente le plus gros déplacement de population chroniqué de mémoire d’homme, ainsi que la plus grande armée jamais levée.



La fin de l’empire de Zerrikanie


L’empire de Zerrikanie avait pendant longtemps profité de la division des clans haaki pour appuyer sa suprématie militaire et diplomatique sur les terres orientales. Malgré sa haine pour le peuple des steppes, il arrivait aux Zerrikaniens de tisser des relations politiques et commerciales avec les clans haaki sur lesquels ils exerçaient un rapport de domination, les obligeant parfois même à payer de lourds tributs sur leurs revenus et leurs récoltes.

Les Haaki n’acceptaient que d’un très mauvais oeil l’ascendant que l’empire de Zerrikanie exerçait sur certains clans, et haïssant d’autant plus les membres des clans qui « pactisaient avec l’ennemi ». Mais craignant par dessus tout la magie que les Zerrikaniens disaient tirer de leur dragon doré, Zerrikanterment, les clans haaki n’entreprirent communément rien à leur encontre jusqu’à l’unification de la Horde Solaire en l’an 1349.

Cette unification fait suite à divers signes prophétiques observés par les chamanes haaki. L’historien Bartholomé Barmanti alla même jusqu’à démontrer dans son ouvrage “Cavaliers du désert : une autre histoire des Haaki” que l’un des signes interprétés par les chamanes aurait été l’envol du dragon Zerrikanterment de la citadelle zerrikanienne. Quelle que soit la véracité de ces propos, ces interprétations trouvèrent un écho particulier auprès de Khunbyir, Khatoun du clan Selang.

Dans les mémoires de Khunbyir, rapportées par le Barde Saëlias de Frémont, l’empire de Zerrikanie apparaissait comme « l’ennemi mortel des peuples haaki » ; dès sa prise de pouvoir, il était vital pour elle de s’en débarrasser. Elle profita alors de leur statut d'oppresseurs vis-à-vis de certains clans haaki pour les rallier à elle, et rassembler une armée afin de les combattre. Cette armée sera plus tard connue sous le nom de Horde Solaire.

Toujours selon les légendes du peuple haaki, Khunbyir et sa horde auraient alors marché sur la citadelle zerrikanienne en été 1349 mais n’y trouvèrent qu’un « trône vide » sans aucune trace du fameux dragon que les Zerrikaniens prétendaient vénérer. Les Haaki en déduirent alors que leurs ennemis avaient été abandonnés par leur dieu, massacrèrent les mages, tuèrent les indignes, et soumirent les survivants à l’esclavage. Cet événement est aujourd’hui nommé « l'été sanglant » dans les chansons populaires.

Depuis ce jour, l’empire de Zerrikanie n’est plus, et les Zerrikaniens ont pour la plupart abandonné leur ancienne religion au profit de nouvelles croyances autour de l’espoir d’une résurgence de leur civilisation passée.
L’invasion éclair de la province de Geso
Les invasions haaki commencèrent en l’an 1350 par la province impériale de Geso. Cette dernière n’était, il faut le dire, nullement préparée à affronter une armée d’invasion comme celle de la Horde solaire. En un mois, la province était déjà à feu et à sang, et la tête du gouverneur Jan Saar Burcchart était plantée sur une pique de l’un des étendards de la grande horde.

Débarquant des plaines arides du désert de Korath par le col de la Sylte, les hordes haaki déferlèrent sur des hameaux et fondirent jusqu’aux grandes cités d’Amarillo et de Fen Aspra en multipliant sur leur chemin pillages, rapts et charniers. Pris au dépourvu, les Nilfgaardiens n'opposèrent qu’une médiocre résistance face aux armées haaki (que la Khatoun Khunbyir interprètera comme l’accomplissement de la volonté des Grands Ancêtres). Après le siège de la forteresse d’Amarillo, évènement qui inspira toute la culture dramatique du XIVème siècle, les haaki s'approprièrent les territoires conquis et y appliquèrent la Gaakchi (=loi haaki).


La communication longue-distance Nilfgaardienne : principal artisan de la déroute impériale

Bien sûr, il est difficile d’imaginer qu’un empire aussi puissant que celui du Nilfgaard ne réagisse pas à l’arrivée des Haaki. Cela s’explique en grande partie par la rapidité avec laquelle les Haaki déferlèrent sur les provinces mais aussi par les lacunes du système de communication impérial.

Dans l’Empire, il est coutume que les informations transitent par le biais de messagers. Selon l’importance du message, plusieurs coursiers pouvaient être envoyés en mission mais il devait forcément y en avoir un à destination de la cité de Nilfgaard afin d’en avertir l’Empereur. De là, apparaît une première faiblesse : avec l’éloignement, les messages pouvaient prendre de quelques jours à plusieurs semaines avant que l’Empereur ne soit mis aux faits desdits événements et sa réponse pouvait prendre autant de temps à retourner à l'émetteur du message.
Si d’autres coursiers étaient envoyés, ces derniers pouvaient transmettre l’information aux provinces ou aux cités voisines ou concernées selon la teneur du message.


Aussi, la communication inter-provinciale ne fut pas des plus exemplaires. Beaucoup de gouverneurs ou de bourgmestres ne s’embarassèrent pas de l’envoi d’un messager, préférant utiliser ses ressources à préparer ses défenses plutôt qu’à prévenir la cité voisine.

Cependant, les premières années des invasions haaki mirent en lumière les failles de ce système. Là où, lors de ses précédentes campagnes, le Nilfgaard avait eu l’initiative et de fait la priorité de l’information, les invasions haaki avaient relégué l’Empire dans une position défensive et de réaction. De plus, son information devait circuler d’autant plus vite car elle n’était plus prioritaire.

Autre point d’importance, celui de la longévité des messagers. S’il est normalement acquis qu’une information parvienne à son destinataire, quitte à doubler ou tripler les coursiers, ces derniers furent des cibles prioritaires pour les éclaireurs haaki et leur formidable dextérité à l’arc. La Khatoun ayant compris l’importance de la communication, elle avait transmis l’ordre d’abattre tout messager à vue. La profession de messager connu un renouvellement de ses effectifs chaotique, ses pertes ne trouvant aucune mesure avec le recrutement de nouveaux coursiers.

Enfin, il serait fâcheux d’oublier l’importance que pouvaient avoir certains mages dans la transmission de l’information en Nilfgaard. Mais la vélocité de la Horde Solaire et sa haine viscérale des magiciens ne permit qu’à peu d’entre eux de pouvoir tenter quelque manoeuvre que ce soit avant d’être abattu.

L’originalité de l’ennemi en la personne des Haaki et l’inversement de la position impériale dans la priorité de l’information expliquent en grande partie la mise à nue de faiblesses dans son système de communication qui existait pourtant depuis plusieurs siècle et avait survécu à de nombreux conflits.
C’est d’ailleurs à partir des invasions haaki que l’empereur Liam Calveit commença à réfléchir à un nouveau système de communication, qui trouva ses fondations dans l’alphabet sémaphore mis au point en 1369 par Alexius et les tours sémaphores dont les premières constructions commencèrent en 1373.


L’invasion de la province de Maecht, la fuite de Detlef et le Chenil de Thurn

Après la chute de Geso, l’on assista à une période d’anarchie au sein des provinces voisines. Le royaume de Maecht, dirigé par le roi Detlef, était la suite logique du tracé de la  Horde Solaire, qui s’y engouffra au printemps 1351. En l”absence de directive impériale, aucune province avoisinante ne pris l’initiative de venir contre l’invasion de Maecht. Ainsi, les haaki purent encore une fois déferler sans entrave sur le royaume esseulé jusqu’à la bataille de Rocayne.

L’invasion de la province de Maecht se déroule en trois actes. Le premier se joue sur les rives de la Velda, rivière frontalière entre Maecht et Geso sur laquelle le roi Detlef avait mobilisé l’essentiel de ses troupes lors de la sinistre bataille éponyme. N’ayant reçu aucun soutien militaire extérieur, Detlef dû se résoudre à engager trois compagnies de mercenaires locales : “Les  Silures de la Velda”, “Les Cracheurs de Dudno” et la tristement célèbre “Compagnie des Chiens Brûlés” menée par Manegold Lerch, surnommé “le mâtin”. La bataille frontalière qui eu lieu entre les troupes de Detlef et la Horde solaire fut décisive dans la chute de Maecht. En effet, elle s’avéra être la seule bataille rangée lors de l’invasion de la province.
Une fois la prise de Fen Aspra confirmée, Detlef, par excès de confiance, mena ses troupes sur les rives de la Velda afin d’empêcher la progression de la Horde Solaire. Fort de la majorité de ses bannerets, de sa chevalerie et des trois troupes de mercenaires engagées, le roi ne mesurait pas la réelle menace que représentaient les cavaliers du désert. Il ne put que constater la déroute de ses hommes avant de se replier à Thurn avec son état-major pour y préparer un éventuel siège. L’Histoire ne retiendra des compagnies des Silures de la Velda et des Cracheurs de Dudno que les nombreux cadavres qui vinrent rougir les eaux du fleuve.

Le deuxième acte est certainement le plus caustique d’entre tous les épisodes de l’invasion haaki. Alors qu’il était retiré dans sa forteresse frontalière de Thurn et constatant alors qu’il ne lui restait plus aucun moyen de résister au siège qui s’annonçait, Detlef pris alors une décision qui lui sera fatale : celle de fuir en abandonnant ainsi ses fidèles et l’unique compagnie de mercenaires rescapée à la défense des remparts. Laissant aux haaki jusqu’à sa capitale, il prit la route en direction de la  cité de Nilfgaard où il sera accueilli, à sa grande surprise, comme un déserteur par l’Empereur Kees Calveit. En tant que tel il fût condamné à mort et pendu.
Le siège de Thurn ne fut que de courte durée. Quand les mercenaires réalisèrent la fuite de Detlef et la horde qui allait s’abattre sur les remparts de la cité, ils commirent la pire trahison dont l’histoire nilfgaardienne se souvienne : pressé par le bailli de Thurn, Gonzalo Kaas, de défendre la cité, Manegold Lerch ouvrit les portes de Thurn aux haaki. Il offrit aux envahisseurs la tête du bailli et de sa famille, livrant la ville et sa population à la Horde Solaire en échange de leur vie. Cet épisode porta dès lors le nom de “Chenil de Thurn”.
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