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 Le Sac de Novigrad (1355)

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Gaunter de Meuré
Maître Miroir
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Date d'inscription : 27/10/2016

MessageSujet: Le Sac de Novigrad (1355)   Ven 21 Déc - 14:30


Le sac de Novigrad, Anonyme

Le Sac de Novigrad est le saccage de la ville-libre de Novigrad perpétré en mai 1355 par des mercenaires témériens ainsi que des populations rédaniennes soulevés contre le haut-clergé du Feu éternel à la suite de la disparition du hiérarque Adéodate II et de l’élection de son successeur. C’est l’un des épisodes les plus importants de la Troisième Fronde (1354-1361) qui conduira à un schisme au sein de l’église du feu éternel avec la naissance de l’éphémère République Théocratique de Novigrad sous l’égide d’Antère Ier.


Contexte

Le XIVème siècle est une période d’absolutisme religieux en Rédanie qui a vu, après l’Anarchie inquisitoriale (1296-1311) et la Régence des Deux-Reines (1312-1323), la puissance politique du hiérarque de Novigrad se renforcer au détriment de l’empereur. Le hiérarchat d’Adéodat Ier (1329-1340) est perçu comme l’accomplissement de cet affermissement du pouvoir religieux puisque le chef de l’Église du Feu éternel occupe dès lors une place d’autorité suprême au sein du Saint-Empire rédanien - comme en témoigne l'exécution de Radovid VII pour crime d’hérésie en 1331.

La contestation de cet absolutisme religieux ne s’est pas faite attendre. Dès 1331, plusieurs révoltes aristocratiques et bourgeoises - que l’Histoire surnomme « les Frondes rédaniennes » - éclatent dans l’empire. L'habileté politique dont fait preuve Adéodat II - le successeur d’Adéodat Ier - au cours de son hiérarchat parvient à calmer les tensions pendant une quinzaine d’années. Cette période est marquée par la création de nombreuses taxes qui affaiblissent les couches les plus populaires du Saint-Empire. En 1354, alors qu’Adéodat II se meurt, une nouvelle fronde éclate - cette fois menée par des ecclesiastes issus du bas-clergé - alors que se rassemble à Novigrad un conclave censé élire le prochain hiérarche.

La situation est tendue au sein de la cité-libre. Les grands prêtres du Feu éternel, réunis en assemblée sur l’île du temple, peinent depuis des mois à désigner un nouveau hiérarque tant le conclave est divisé par des partis politiques antagonistes. Arrivées en masse dans les faubourgs de Novigrad après avoir mis le domaine Vegelbud à feu au mois de mars, les armées des frondeurs cherchent à pénétrer la cité et à en forcer l’accès malgré ses portes closes.

Dans le même temps, Ménard Ier, roi de Témérie, désireux d’influencer l’élection pour favoriser ses partisans présents au conclave, charge son ambassadeur, le baron Ezekiel de Mécie, de recruter des mercenaires. Une partie d’entre eux sont Skelligeois et espèrent pénétrer la cité en forçant le blocus naval qui la protège des incursions étrangères.


Faits

Ludovic de Scala, un capitaine-mercenaire rivien à la solde du Baron de Mécie, rassemble trois compagnies pour un total de 15.000 hommes. Il quitte Gors Velen avec son armée le 21 avril et fait route vers le nord. Il est aperçu non loin d’Oxenfurt le 25 avril mais parvient à poursuivre son chemin, malgré les divers contrôles dont il fait l’objet, par la présentation d’un faux sauf-conduit. Il arrive dans les faubourgs de Novigrad le 27. Lui et ses hommes profitent du désordre qui y règne pour se mêler aux frondeurs rassemblés devant les portes closes et prendre position à l’auberge de Cat l’estropiée.

Novigrad est alors repliée sur elle-même, chacune de ses portes étant menacée par des foules hostiles qui désirent pénétrer la cité. Elle est défendue par 5.000 soldats et dispose de solides remparts et d’importantes balistes dont les Frondeurs et les mercenaires sont dépourvus. Le baron de Mécie, ambassadeur témérien, est présent au sein de la ville avec cinquantaine d’hommes en armes qui appartiennent à son corps diplomatique. Il attend l’arrivée des pilleurs skelligeois qu’il a recrutés pour ouvrir les portes de la ville à Ludovic de Scala et son armée.

Les mercenaires de Skellige arrivent le matin du 2 mai, mais sans grande discrétion puisqu’ils mettent le feu à plusieurs navires aux extrémités du blocus, semant ainsi la panique sur le port.  De Mécie profite de cette distraction pour envoyer ses hommes ouvrir la porte du hiérarque. Il sous-estime cependant la hargne des Frondeurs et meurt assassiné avec ses garde-du-corps au milieu d’une ruelle après que les rebelles rédaniens eussent investi la cité.

Les troupes de Ludovic de Scala s’emparent des docks en fin de matinée. Ils essaient de composer avec les Frondeurs mais chaque tentative se termine par des affrontements et des massacres. Ludovic de Scala est blessé à mort après s’être reçu un carreau d’arbalète dans l’épaule alors que lui et ses troupes progressaient vers l’île du temple. Les mercenaires fatigués ayant alors perdu leur chef, ils décident de participer au saccage de la ville pour leur propre compte.

Grâce à la résistance et au sacrifice des gardes de la cité, les grands prêtres du Feu éternel parviennent à quitter Novigrad par la mer avant que les Frondeurs n’atteignent l’île du temple.

Le Sac met un terme à l’expansion démographique que Novigrad avait connu jusque-là. On dénombre des milliers de victimes. Un recensement effectué avant le sac dénombrait environ 40.000 habitants au sein de la cité. Fin 1355, ce nombre est divisé par deux. À la dévastation succèdent la peste et la forte présence de nécrophages venus dévorer les cadavres que personne n’avait enterré. L’on estime que plus de la moitié des mercenaires à la solde du Baron de Mécie sont morts.


Conséquences

Après trois jours de saccages et de massacres sanglants et arbitraires, les Frondeurs parviennent à prendre le contrôle de la ville et en font le quartier-général de leur révolte. Le 8 mai, les révérends issus des rangs des insurgés et quelques prêtres de la cité qui furent épargnés lors du sac se réunissent sur l’île du temple et élisent parmi eux le nouveau hiérarque du Feu éternel. L’un des plus populaires et certainement des plus charismatique d’entre tous, le Révérend Joachim de Montecalvo, est élu hiérarque et prend le nom d’Antère Ier. Les autres ecclesiastes qui s’étaient enfuis de Novigrad par les mers le 2 mai contestent cette élection depuis Trétogor et élisent un deuxième hiérarque pour une seule et même religion : Anastase II. Ainsi commence le schisme ardent de 1354-1362.

Pendant cette même période, Antère Ier se fait le dirigeant de la République Théocratique de Novigrad, aussi appelée « la République des bûchers » du fait des nombreux feux de joie qui seront érigés au sein de la cité et où brûleront de nombreuses oeuvres et objets de vice parmi les piles de cadavres accumulés aux lendemains du sac. Refusant à la cité conquise son statut de ville-libre, le nouveau hiérarque de Novigrad se fera le continuateur des saccages en cherchant à purger la cité de ses souillures en y imposant une fanatique austérité religieuse.

Le Sac de Novigrad aura choqué un grand nombre de contemporains et divisé la communauté religieuse du Feu éternel pendant huit ans. Revenu à Novigrad en 1362, Anastase II cherchera à punir les responsables de ce sinistre évènement à travers le Terreur Écarlate (1362-1372) mais aussi en déclarant la Première Croisade Ardente contre la Témérie.



Le schisme ardent, enluminure issue du codex De Redaniae Imperatoria Proelium
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