[En Construction] Forum roleplay basé dans l'univers d'Andrzej Sapkowski, deux siècles après les péripéties du sorceleur de Riv.
 
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 Haaklands et Zerrikanie

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Vargan Selang

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Messages : 4
Date d'inscription : 04/12/2016

MessageSujet: Haaklands et Zerrikanie   Mar 6 Déc - 21:39

Haaklands


Histoire

L’invasion haaki de l’empire du Nilfgard commence officiellement en 1350, mais démarre en réalité avant cette date.
Pendant des siècles, les différents clans des Haaklands sont voisins avec les zerricaniens, subissant plus ou moins leur influence et nourrissant méfiance et haine à l'égard de ceux qu'ils considèrent comme des démons païens. Depuis déjà une dizaine, voire une quinzaine d'années, ils ont à subir un climat de plus en plus rigoureux qui appauvrit leurs pâturages et par conséquent leur cheptel, sans que cette tendance ne s'inverse, menaçant leur survie à long terme. Puis, en l'an 1349, alors que l’empire zerrikanien sombre dans la décadence, les chamans de tous les clans, rassemblés à l'occasion du Jour des Étoiles, font connaître une prophétie annonçant la mort du dragon zerrikanien. Khunbyir ag’Amzhar o’Tsolmü Selangkhanir (litt. Khunbyir fille d’Amzhar et de Tsolmü du clan Selang), plus simplement connue comme la khane Khunbyir Selang, sacrée championne à l'issue des épreuves rituelles, prend alors la tête de tous les clans unifiés sous une seule bannière pour marcher sur Zerrikania ainsi que sur le Nilfgaard, terre promise attendant les haakis au bout de la Route du Soleil (vers l'ouest). Leur avancée est foudroyante et en moins d'un an, les haakis investissent la capitale, tuent les prêtresses au pouvoir ainsi que tous les mages et font des zerrikaniens leurs esclaves, enrôlant de force les combattantes dans leur infanterie. Commence alors l’invasion haakienne des provinces à l’ouest de l’empire de Nilfgard.

L’avancée de la Horde Solaire est exponentielle pendant une vingtaine d'années. Les haakis pillent les villes et les villages, brûlent les bibliothèques et adjoignent les chevaux des vaincus à leur cheptel jusqu’à la mort prématurée de Khunbyir, tombée à la bataille de [insérer référence historique]. Il en résultera la scission de la Horde entre deux factions de clans rivaux. La première, menée par Gantulga ag’Khunbyir o’Vetsench Selangkhanir, souhaite continuer l’invasion des territoires nilfgaardiens, considérant ses habitants comme faibles et méprisables, indignes du rang d’homme et devant tous être ravalés à celui d’haakiligh. La seconde, menée par Ganzoriig ag’Khunbyir o’Setsegan Selangkhanir, est plus modérée et souhaite arrêter le conflit dans l’espoir de faire fructifier les fruits de leurs conquêtes. Le Nilfgaard tirera parti de cette dissension pour s’allier avec la faction de Ganzoriig et mettre en déroute celle de sa demi-sœur, qui finira par fuir et se donner la mort après sa défaite. Ce conflit interne marque également la fin de la Horde Solaire car cette dernière éclatera de nouveau en la multitude de clans aux intérêts et buts divergents, en fonction de fidélité à l’un ou l’autre des héritiers de Khunbyir.


Organisation sociale

Les haakis vivent répartis en clans d’importance et de prestige divers, composés de quelques familles plus ou moins apparentées selon des degrés complexes. En effet, ce peuple reposant presque exclusivement sur la culture orale, la place des ancêtres est prépondérante dans la vie quotidienne. Chaque haaki connaît le nom de ses ascendants et cousins sur six ou sept générations et presque autant de degrés pour certains, et leur conception de la famille s’en trouve donc particulièrement étendue. Un haaki se présentera toujours au moins avec le nom de ses parents accolés au sien en plus de son clan et il n’est pas rare que ceux des grands-parents viennent s’ajouter à la liste. Toutes les familles d’un même clan ne vivent pas nécessaire ensemble tout au long de l’année mais se rassemblent quoi qu’il arrive lors du Jour du Soleil. De nombreux clans sont rivaux et les affrontements sont fréquents, de même que les alliances, souvent fragiles. De façon beaucoup plus rares, deux clans affaiblis, ne comptant plus assez de membres ou de têtes dans leur troupeau pour espérer survivre à long terme, peuvent se réunir en un seul au cours d’une cérémonie spéciale. Même si leur nombre exact est en réalité considérable, on compte traditionnellement cinq clans principaux englobant toutes les familles, selon leur localisation géographique dans les Haaklands et des liens de parenté très complexes :


  • Clan Haaksaran (le cavalier lunaire) : il s’agit du clan originel, celui dont descendent tous les autres, et il est par conséquent le plus prestigieux. Ses membres sont complètement sédentaires et vivent à Haakmaa, qu’ils sont chargés de garder et de protéger en dehors des Jours des Étoiles. C’est le seul clan à rester sur place après le départ de la Horde Solaire, car la Lune doit briller là où le Soleil est absent. Les légendes haakis prétendent d’ailleurs que le nom même de ce clan a été choisi en prévision de leur exode sur la Route du Soleil.
  • Clan Selang (nom dérivé du sabre traditionnel utilisé par les haakis, le selaakht) : ses membres vivent au nord du désert de Korath, sur les flancs du massif marquant la frontière septentrionale des Haaklands. C’est cet environnement, composé pour moitié de steppes et pour moitié de montagnes, qui les a conduits à élever une race de chevaux particulièrement endurants et adaptés aux terrains accidentés, tout en faisant d’eux les meilleurs cavaliers parmi les haakis.
  • Clan Saranbaatar (héros de la lune) : ses membres vivent légèrement plus au sud, dans les steppes bordant le désert de Korath, il s’agit essentiellement d’éleveurs. Ils formaient à l’origine un seul et même clan avec celui des Selang mais, même s’ils se sont séparés pour des raisons obscures expliquées plus ou moins vraisemblablement plusieurs légendes locales, ils restent très liés par de nombreux mariages et des valeurs communes.
  • Clan Atlanchimeg (sagesse dorée) : ses membres vivent dans les steppes situées entre le désert de Korath et les Montagnes Ardentes. Du fait de leur proximité géographique, ils sont plus influencés que les autres haakis par la Zerrikanie. Leurs terres étant riches en or, ils sont devenus au fil du temps de grands artisans et des commerçants. Leur mode de vie est plus axé sur l’apparence et, s’ils inspirent quelques méfiances à leurs frères d’autres clans,  ils sont connus chez ces derniers pour leurs casques et leurs armures ailés, pourvus de riches ornements.
  • Clan Erdene-Setseg (le joyau et la fleur) : ses membres vivent dans la vallée de la Solveiga, entre les Montagnes Bleues à l’est et les Montagnes ardentes à l’ouest. Il s’agissait à l’origine de deux clans distincts qui ont fini par se regrouper en un seul pour survivre, à une époque où leur nombre restreints les condamnaient à la disparition. Contrairement à leurs cousins des steppes, ils sont des agriculteurs et des viticulteurs semi-sédentaires, ne pratiquant plus la transhumance des troupeaux que durant l’été. Les rudes coutumes de leurs ancêtres ont toujours cours parmi eux, mais ses membres ont tendance à s’adoucir au fil des générations.
  • Clan Bolortulga (cœur de cristal) : ses membres vivent sur le plateau pourpre, dans la continuité de la vallée de la Solveiga. Moins vindicatifs que leurs cousins des steppes, les pâturages exceptionnels de la région ont contribué à faire d’eux les éleveurs de moutons les plus renommés de tous les haakis. Leurs cheptels sont les plus importants et leurs belles les plus belles.


Les haakis n’effectuent pas de distinction entre hommes et femmes, chacun gagnant son rang et son titre par son mérite et sa force, qui doit être entendu dans ce cas précis par sa capacité à tirer le meilleur parti de ses capacités pour survivre sur les terres hostiles des Haaklands.


Culture, coutumes et vie quotidienne

Dans leur propre langue, « haaki » peut être transcrit par « cavalier » mais le terme n’est pas littéralement traduisible. Le haaki est celui qui est capable de rester en selle, selon une acception riche de sens : celui qui possède sa propre monture, qui est capable d’assurer sa défense et sa survie, qui peut voir le monde de plus haut et donc mieux percevoir les Voix Sacrées. Le haaki est autant un cavalier qu’un homme, dans sa conception la plus spirituelle, et ne peut se considérer comme tel que celui qui a réussi son rite de passage et gagné sa place lors des rassemblements de clans. Avant cela, les enfants et les adolescents sont considérés comme « haakiligh », ce suffixe traduisant une notion d’incomplétude. En cas de crime grave, un haaki peut également être déchu de son rang d’homme par un chaman et se voir ravalé à celui d’haakiligh. À l’égal d’un esclave, il se voit alors retirer ses possessions et chassé du clan, devant reconstruire son humanité seul.


Mariage, naissance et mort

(à compléter)

Rites de passage


(à compléter)

Possessions matérielles et citoyenneté

(à compléter)

Équitation et troupeaux

(à compléter)

Religion

Esprits naturels (dieux mineurs, panthéon foisonnant) et Grands Ancêtres (dieux majeurs, panthéon plus réduit), ces derniers résidant dans les Prairies Célestes, le ciel, et parlant aux mortels par la Voix Sacrée, le vent. Seuls les chamanes peuvent interpréter cette dernière aux cours de différents rituels.
La voix humaine étant considérée comme don des Grands Ancêtres, l’importance de l’oralité est prééminente dans la culture haaki. Couper la parole à quelqu’un ou l’empêcher de parler est considéré comme une grave offense.

Fêtes et rassemblements

Chaque année, un clan rassemble la totalité de ses membres pour organiser une grande fête religieuse sportive se déroulant sur plusieurs jours, nommé le Jour du Soleil. On y pratique des compétitions de sports, de chants et de danses, des parties de chasse et de grandes veillées où s’affrontent les plus grands conteurs de chaque famille. Les vainqueurs sont désignés par les chamanes, ces derniers tenant également compte de l’avis du public et des signes divins. Le prestige et le rang social de chaque individu au sein du clan dépend grandement de cette fête et des épreuves spéciales sont réservés aux jeunes haakis ayant accomplis récemment leurs rites de passage afin qu’ils puissent gagner leur place dans la hiérarchie du clan.

Tous les dix ans se tient également le Jours des Étoiles, où la totalité des clans des Haaklands se rassemblent en un lieu sacré, habité uniquement à cette occasion : Haakmaa, littéralement la Mère des Chevaux. Les festivités sont encore plus longues et les compétitions décident cette fois du rang du clan tout entier par rapport aux autres. Ces fêtes sont également propices aux rencontres et aux mariages, afin de renouveler le sang d’une famille.
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Flourens Delannoy
Grand Historien
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Messages : 31
Date d'inscription : 26/10/2016
Localisation : Nilfgaard

MessageSujet: Re: Haaklands et Zerrikanie   Mer 22 Fév - 12:18

Zerrikanie


Histoire

Organisation sociale

Avant la Chute

Avant que les Haakis de la Horde Solaire ne viennent piller la Zerrikanie lors des invasions de 1350, les Zérrikaniens formaient un grand Empire, situé au Sud-Ouest du continent, par delà le désert de Kerath. Selon les légendes, cet empire reposait sur un système de castes extrêmement rigide, et aurait été gouverné par des femmes qui vénéraient le dragon Zerrikanterment et pratiquaient la pyromancie à son égal. Les hommes, dans cette société dite matriarcale, étaient des citoyens de second rang mais pouvaient assumer des fonctions politiques mineurs. En revanche, seules les femmes étaient habilitées à guerroyer et à diriger. Le monde entier a déjà entendu parler de l'habileté au combat des sabreuses zerrikanniennes, que l'on dit aussi belles que mortelles.

Au sein de leur société, les Zerrikaniens faisaient une nette distinction entre la vie civile et la vie religieuse ; rares étaient les occasions où pouvaient se côtoyer les membres des deux castes.  En fonction des signes ayant présidé à sa naissance, chaque nouveau-né se voyait destiné à intégrer la caste la plus favorable : ceux qui naissaient avec le don de pratiquer la magie (qu'ils appellent « le toucher du Dragon » dans leur langue) rejoignaient la société religieuse et étaient vouées à diriger ; les autres rejoignaient la société civile et pouvaient accéder à divers carrières en fonction de leur sexe et de leur éducation.

Les femmes, membres dans la société civile, étaient soumises au phénomène de conscription qui pouvait les mobiliser à n'importe quel moment. Elles étaient donc élevées l'arme à la main et étaient quotidiennement entraînées à l'escrime. Les hommes, quant à eux, n'avaient pas accès à la voie des armes, mais pouvaient très bien accéder à des rangs auxiliaires, aussi bien dans l'armée que parmi le collège des dirigeants. Certains hommes, en soif d'aventures, préféraient en revanche s'engager dans le commerce et partir dans des contrées étrangères accomplir des missions d'échanges et d'approvisionnement.

La conception de la famille et la notion de filiation des zerrikaniens étaient complètement différentes de ce que l’on pouvait trouver dans les royaumes du nord. Les sérails de chaque caste étant commun à tous ces membres, la paternité n’avait aucune importance et les enfants étaient élevés ensemble de façon commune, la cellule familiale se rapprochant plus d’un principe de confrérie. Les appellations au sein d’une caste reposaient sur ce même principe, sous forme de suffixes ajoutés après le nom : les enfants d’une même génération se considéraient tous comme frères et sœurs (illaï) et établissaient une distinction entre les mentors chargés directement de leur éducation (heshdaï) et les aînés plus avancés qu’eux dans l’apprentissage mais pas encore mentor (hepeï). Ces derniers désignaient les plus jeunes avec le suffixe gapeï et les mentors désignaient tous leurs élèves avec celui de kidaï.

Anciennement:
 


Après les invasions haakis
L'ancien empire de Zerrikanie disait être dirigé par un dragon qu'il vénérait : Zerrikanterment. Ce dernier aurait résidé une grotte autours de laquelle fût bâtie la capitale zerrikannienne ; le dragon se serait montré pacifique à l'égard des humains, désireux de partager avec eux une certaine vision du monde à travers de sages enseignements. La religion zerrikanienne qui se développa autours de Zerrikanterment supposait que seules les prêtres et les prêtresses du feu pouvaient approcher le grand Dragon pour pouvoir recevoir, interpréter et transmettre ses enseignements. Cette prérogative particulière permit à ces ecclésiastes d'asseoir leur pouvoir sur la société zerrikanienne du temps de leur empire.

L'on raconte que les Zerrikaniens, dans un premier temps, se montrèrent obéissants aux préceptes du grand Dragon, mais qu'après plusieurs siècles, celui-ci se lassa de leur compagnie pour finalement les abandonner à leur sort. D'autres légendes racontent que ce seraient les Zerrikaniens eux même qui auraient poussés Zerrikanterment à les abandonner à cause de leur décadence progressive.

Le départ de Zerrikanterment, qui fût d'abord caché à la société civile zerrikannienne par les religieux, fût ensuite interprété par les chamans haakis comme le signe prophétique du départ de la Horde Solaire. Dans les mois qui suivirent, les Zerrikanniens virent fondre sur eux les cavaliers de la Horde. Sans dragon pour les protéger, même les célèbres guerrières zerrikanniennes n'eurent la force de résister à cette invasion qui, en quelques semaines, avait anéanti leur empire, executé les magiciens, réduit les prisonniers en esclavage et poussé les survivants à l'exil.

Depuis le passage des Haakis, il ne reste que des ruines et des cendres de l'Empire des prophètes de Zerrikanterment.



Culture et vie quotidienne

Religion
Culte du Dragon
Le culte du Dragon était la religion officielle de l'empire de Zerricanie avant sa chute en 1349 face aux invasions haakis. Cette religion monothéiste visait à vénérer Zerrikanterment, un dragon doré légendaire, par le moyen de fêtes et de nombreux rites. Elle est omniprésente au sein de la société zerrikanienne, et surtout auprès de ses élites qui, à travers toute forme d'expression politique, véhiculaient toujours une part de religieux.

A la différence des religions nordiques, le Culte du Dragon ne réclame aucune foi de la part de ses adeptes, mais simplement une pratique assidue aux rites qui constituent l'essence même de la religion : "Croire, c'est faire. Et faire, c'est croire." Il existe aussi de nombreuses manières de faire quotidiennement preuve de piété en fonction de notre caste d'appartenance ; les amazones, par exemple, exécutent un devoir sacré lorsqu'elles combattent et périssent au nom de l'empire.

De tous les rites pratiqués, une bonne moitié étaient de nature sacrificielle. Il ne faut cependant pas confondre les pratiques rituelles et les augures, qui sont apparus tardivement, et qui ont pour but d'interpréter les signes naturels et ainsi de traduire la volonté profonde du Dieu-Dragon.

D'une certaine manière, les Zerrikaniens croient en la réincarnation. S'estimant comme les enfants, sinon comme les protecteurs, de Zerrikanterment, beaucoup affirment que s'ils le servent avec suffisamment piété, ils pourront "renaître" en dragon après leur mort.

Les Zerrikaniens brûlent toujours le cadavre de leurs proches, et estiment que la mort par le feu est la plus honorable de toutes. En revanche, être croqué par un dragon est une mort particulièrement humiliante ; dans l'empire de Zerricanie, c'étaient les condamnés à mort à qui l'on ne reconnaissait aucun honneur qui étaient envoyés en friandise à Zerrikanterment.
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